AFFREUSE SOLITUDE.

Loué pour son style littéraire et apprécié pour ses apports historiques et psychologiques, le Joueur d’Echecs (Stephan Zweig, 1943) n’a jamais été observé sous l’angle de son immense intérêt pour le domaine de la communication humaine.
Pourtant, ce livre  nous offre une lecture magistrale de la complexité des interactions humaines. Il détaille les attitudes communicatives d’un Czentovic condescendant, attitudes qu’il met en miroir de celles, discrètes et humbles, du mystérieux Monsieur B. Il décrit aussi, superbement, les ruptures de communication engendrées par les émotions des joueurs durant les parties d’échec.

Mais, surtout, il documente avec force – dans le passage relatant l’incarcération de Monsieur B – la manière dont  la solitude engendre une souffrance  liée à l’impossibilité de communiquer entre humains, souffrance qui peut aller jusqu’à la folie.

“On ne nous faisait rien – on nous plaçait simplement dans un néant radical, car, c’est bien connu, rien n’exerce sur terre une telle pression sur l’âme humaine que le néant” (p.67).

Le Joueur d’Échecs-Solitude et Communication

Cet article prolonge le résumé-vidéo en donnant des clés aux lecteurs qui ressentent un mal-être lorsqu’ils sont séparés (numériquement ou physiquement) des autres. Et à tous ceux qui veulent aider d’autres personnes qui sont dans ce cas. Quand, pour une raison ou pour une autre, les gens ne sont pas là pour nous, nous sommes nos meilleurs interlocuteurs.

Alors, comment nous parler à nous-même? Suivez-moi pour une petite plongée dans l’univers de la communication intérieure, quand elle remplace – pour le meilleur et pour le pire – la communication avec les autres.

Aimez l’isolement, fuyez la solitude

D’abord, faisons une petite mise au point : la différence entre solitude et isolement est que la première se passe dans votre tête (c’est un sentiment, donc une réalité “subjective”) et que le second est un fait, donc une réalité “objective”. Vous pouvez être isolé des autres (en quarantaine, par ex.) et ne pas ressentir la solitude. Si vous avez beaucoup de choses à quoi penser, des livres, internet, des occupations diverses et variées, vous ne ressentirez pas le sentiment de solitude. En revanche, vous pouvez être très entouré physiquement ou avoir de nombreux amis sur les réseaux sociaux et vous sentir seul.

Solitude voulue ou subie?

Bien sûr, le sentiment de solitude peut aussi venir  d’une séparation non voulue, d’une dépression ou d’un deuil. Il faut alors se faire aider par un thérapeute pour surmonter l’événement.

Mais, en dehors de ces situations, on peut également ressentir de la solitude. Dans ce domaine, les populations les plus étudiées sont les personnes âgées : 27% des Français de plus de 60 ans disent se sentir seules (sentiment de solitude) et 19% d’entre elles ne voient effectivement personne pendant plus d’une journée (2019, rapport du CSA).

Or il est dramatique de voir que ce sentiment de solitude peut mener, à terme, à celui de désocialisation (“Processus menant quelqu’un, une catégorie de personnes à ne plus pouvoir participer à la vie sociale” -Larousse-). A force de solitude, bon nombre de personnes finissent par s’isoler totalement des autres. Et à force d’isolement forcé (manque de moyen de transport, perte de membres de la famille, etc.), beaucoup de gens finissent par ressentir de la solitude et par tomber en dépression.

Pour sortir de ce cercle vicieux (mais comme je ne suis pas spécialiste de santé publique)ma petite contribution vise à montrer qu’il est bénéfique d’apprendre à se considérer, tout simplement, comme… son meilleur interlocuteur au monde! De mon point de vue, en effet, la solitude, c’est négliger à tel point sa propre compagnie qu’on s’ennuie sans la présence ou la sollicitation d’autrui.

Alors, comment remédier à cela? Suivez le guide!

Communiquer avec les autres ou avec soi-même : il faut choisir!

Pendant la récente période de confinement due à l’épidémie de COVID-19, je suis passée par d’étranges sentiments. Je me suis d’abord sentie soulagée par la distance physique qui nous était imposée : exit les “bonjour, bonsoir, comment ça va, il fait beau n’est-ce pas, alors la famille, et ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus”, etc. qui ponctuent nos journées de manière aussi inconsciente qu’apparemment superficielle.

conversation
La conversation

Mais, me direz-vous, tout ce petit tintouin quotidien s’est allègrement poursuivi par téléphone et autres mediums technologiques… Et bien, non! Le soulagement que j’ai ressenti est justement venu du fait que j’ai également fait l’impasse sur la communication numérique. En effet, je n’ai pas senti le besoin de compenser la discussion physique par la discussion numérique. L’isolement s’est imposé comme une réponse à un besoin inavoué de solitude! Je suis sans doute – comme beaucoup de mes contemporain.e.s – un être sursollicité par les (trop) nombreuses formes de communication typiques de notre époque.

Et je me suis retrouvée avec du temps à ne savoir qu’en faire. Me sont alors apparues 2 évidences auxquelles je n’avais jamais pensé :

=> On passe un temps fou à interagir avec d’autres personnes dans une journée. Dans ma journée de travail d’enseignante, je passe 80% de mon temps quotidien à interagir avec une ou plusieurs autres personnes (à l’oral ou à l’écrit). Et en week-end, je ne passe “que” 60% de mon temps à communiquer avec d’autres (mais je parle beaucoup avec mon chat et mon cheval!).

School bus Et vous? Faites le calcul et partagez-nous dans un commentaire en fin d’article le temps que vous passez en moyenne en communication avec d’autres personnes.

=> On ne (re)trouve du temps pour soi que parce qu’on le (re)prend aux autres. Tout comme on ne peut pas être et avoir été, on ne peut pas s’écouter en écoutant en même temps d’autres personnes. On ne peut pas dialoguer intérieurement avec soi en même temps qu’on interagit avec d’autres personnes. En donnant moins de temps aux visites, aux coups de fil, aux déplacements professionnels et à nos achats, on finit – à un moment ou à un autre – par se retrouver face à face avec soi-même. Par exemple, sur une journée, je réserve 10% de mon temps à ma “communication intérieure”.

School bus Combien de temps quotidien vous accordez-vous pour communiquer avec vous-même?

Or quand une situation d’isolement – désirée ou subie – se prolonge un peu, on en arrive à se demander ce que l’on va bien pouvoir se raconter d’intéressant. N’avoir rien à se raconter, c’est s’ennuyer avec soi-même. Qu’est-ce qui se passe dans notre tête pour que nous nous trouvions ennuyeux?

Solitude :apprenez à communiquer avec vous-même

ATTENTION! Ce n’est pas parce qu’on est seul qu’on communique avec soi-même! On peut très bien se plonger dans un livre ou une série. L’effet est alors le même : nous nous mettons en dialogue avec des personnages, nous nous projetons dans leur vie, nous les accompagnons, etc. Bref, nous communiquons avec eux par “projection”!

A l’inverse, communiquer avec soi-même, c’est “rentrer dans notre intériorité”, réfléchir à ce qui se passe en nous et ressentir nos sensations du moment.

miroir
De soi à soi

Mes moments de communication intérieurs se déroulent ainsi: je me pose, sans aucun objet de distraction, je fais de la méditation, du yoga, de la respiration, je ressens mes sensations et je les analyse. Bref, je m’écoute attentivement et je discute – à voix basse ou haute – avec moi-même. Je me prête toute l’attention que je prêterai à mon meilleur ami.

Quand on a pas l’habitude de s’accorder ce temps, cette communication de soi à soi tourne vite au règlement de comptes. Comme Monsieur B. dans le Joueur d’Echecs, on se dispute avec soi-même, on se juge, on s’insulte. La communication est tout sauf bienveillante. On ne fait pas avec nous-même ce que l’on fait avec les autres pour bien communiquer. Alors que “charité bien ordonnée commence par soi-même”, n’est-ce pas?

Le secret d’une communication réussie avec nous-même réside dans les sentiments d’amour, d’estime et de confiance vis-à-vis de nous-même.

School bus Prenez quelques instants. Pensez à une personne avec qui vous n’avez pas d’ “atomes crochus”, quelqu’un dont la conversation vous ennuie.

Ca y est? Vous y êtes? Vous ressentez l’ennui – peut-être même l’énervement et le dégoût – à l’idée de devoir passez du temps à écouter cette personne?

Maintenant, imaginez que vous êtes la personne avec qui vous devez communiquer. Visualisez-vous physiquement comme votre propre interlocuteur. Prenez votre temps, “incorporez” la scène.

Que ressentez-vous?

Si vous vous sentez mal à l’aise, désintéressé, ennuyé rien qu’à l’idée de discuter avec quelqu’un comme vous, voici quelques pistes de travail :

1. Isolez-vous

Mettez-vous en situation d’isolement physique et numérique. Rien ni personne qui n’attire votre attention. De préférence, du silence autour de vous. Encore mieux : dans la nature (sinon, mettez un audio de sons de la nature, en particulier d’eau ou de chants d’oiseaux). Mettez-vous en PAUSE. C’est-à-dire, isolez-vous du temps qui s’écoule.

Lire aussi : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus

2. Respirez

Je n’ai compris l’importance de porter attention à ma respiration que le jour où je me suis retrouvée aux urgences pour cause de contractures du diaphragme. J’avais emmagasiné tellement de stress que j’oubliais presque de respirer. J’ai alors rencontré J.-M. Defossez, fondateur de la Coach respiration qui m’a appris, via des exercices très simples (que vous trouverez ici) à faire attention à ces mouvements à qui l’on doit la vie. Faites ces exercices, quotidiennement.

3. Ecoutez vos sensations

Facile à dire, moins simple à faire! Sortis du “j’ai chaud, j’ai froid, j’ai faim, j’ai soif, j’ai mal”, on se retrouve souvent le bec dans l’eau quand on nous murmure sur un ton doucereux d’ “accueillir toutes nos sensations”. Les premières fois, je ne ressentais absolument rien du tout. RIEN DU TOUT. Comme tout apprentissage, se relier à son corps – communiquer avec lui – demande de l’entraînement. Une observation détendue et répétée est la clé du succès. Je vous conseille, entre autres exercices, d’écouter le podcast gratuit mis en ligne par sur Ma Petite Voix intérieure

4. Visualisez vos pensées

Vous vous attendiez à ce que je parle de méditation de pleine conscience, hein? Bon, ben, c’est maintenant. Pour avoir suivi de A à Z le protocole MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), j’en ai pratiqué un rayon.

Il ne s’agit pas du tout, pour moi, d’une sorte d’expérience mystico-bouddhiste. Mais d’un outil absolument génial pour entrer en communication avec soi-même. Parce que, entre autres bénéfices, la méditation nous entraîne à voir arriver nos pensées. Un peu comme, quand vous connaissez bien quelqu’un, vous voyez bien quand elle ou il s’apprête à vous parler d’un sujet qui lui tient à cœur. La méditation nous apprend à connaître nos pensées par cœur. Quoi de mieux pour pouvoir (nous) en parler ensuite?

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5. Soyez bienveillants avec vous-même

Vous vous voyez mettre un coup de poing à votre petite sœur parce qu’elle s’est renversée de l’eau bouillante sur le bras en préparant le dîner? Elle a déjà eu assez mal, non? Alors pourquoi, dès que nous faisons un truc que nous jugeons “de travers”, nous nous accusons de mille mots/maux “mais qu’est ce que je suis bête/con/pas doué, etc.”.

Si vous n’arrivez pas à vous empêcher de vous juger, laissez-vous tenter par les outils de la Communication Non Violente qui, au moins, vous permettront de vous juger moins sévèrement.

Solitude. Comment ne pas bénéficier de ces pratiques?

Les 4 pratiques précédentes sont en effet bénéfiques si et seulement si vous les effectuez avec gentillesse pour vous-même :

– Isolez-vous en vous critiquant parce que vous n’avez pas le temps, et vous n’isolerez rien du tout,

– Respirez en vous disant que vous avez certainement l’air ridicule en faisant ça, et vous ne respirerez rien du tout,

– Ecoutez vos sensations en vous disant que vous êtes nul à l’exercice, et vous n’entendrez rien du tout,

– Méditez en vous énervant contre vos pensées, et vous ne méditerez pas.

La manière dont on fait les choses nous fait évoluer ou stagner.

Vous l’avez compris, c’est l’intention qui compte. Autant optimiser le temps et l’énergie que vous mettrez dans votre “auto-communication” en y allant avec une intention gagnante. Alors, bienveillez-vous!

Etre bienveillant avec vous-même ne signifie pas forcément vous cajoler de mots mielleux et bisounours. Personnellement, je n’y arrive pas, ça m’énerve. Sans doute parce que je ne suis jamais comme cela avec les autres. Donc communiquez avec vous-même :

– de la même manière que vous aimez que les autres vous parlent,

– de la même manière que vous parlez aux gens que vous aimez.

Vous pouvez critiquer. Mais gentiment, patiemment, en proposant des solutions. Si vous avez déjà dit à un interlocuteur : “je vois que tu es énervé, tu veux m’en parler?”, dites-vous : “tiens, je me sens énervé ; qu’est-ce qui se passe en moi?”.

School bus Pendant 1 mois, pratiquez les 4 moments de l’isolement, de la respiration, de l’observation de vos sensations et celle de vos pensées avec patience et gentillesse avec vous-même. Puis, visualisez-vous à nouveau en discussion avec vous-même (exercice n°1 de cet article). Notez si vous vous sentez plus à l’aise avec cette idée que la première fois?

En bref:

– Ne pas confondre isolement (être séparé des autres) et solitude (sensation d’ennui et de tristesse quand on se trouve seul), même si les deux sont souvent liés ;

La solitude vient du manque d’habitude d’être dans une écoute bienveillante de ce que nous avons, nous-même, à exprimer ;

– S’entraîner à cette “auto-communication” passe par l’observation des sensations et des pensées qui nous traversent.

… d’autres étapes suivront!
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School Pour aller plus loin:

Mieux communiquer avec soi-même et avec les autres

Milieu rural ou urbain : contre l’isolement des personnes âgées dans les territoires

Sociologie de la solitude : concepts, défis, perspectives

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11 Responses

  1. J’aime beaucoup la façon dont tu distingues la solitude de l’isolement et c’est tout à fait fondé! Je m’en servirai certainement dans ma prochaine discussion post-confinement pour expliquer que non, je n’ai pas ressenti de solitude… En tout cas, merci pour cet article et cette vidéo ! (Les bienfaits de la méditation sont vraiment innombrables.)

    • Merci Amandine pour ton feedback, oui en effet on fait facilement l’amalgame des autres. Il y a la solitude des humains plongés au cœur de la foule, dans l’anonymat des grandes villes, il y a l’isolement forcé des personnes confinées ou hospitalisées pour maladie, il y a la retraite volontaire pour penser et méditer… Des expériences individuelles et chaque fois uniques!

  2. Je n’avais jamais trop réfléchi à cette distinction entre solitude et isolement. Après cette période de confinement, ton article m’a aidé à y voir plus clair face à mes ressentis.
    J’ai particulièrement aimé le passage où tu nous dis de communiquer avec nous-mêmes comme on communiquerait avec une tierce personne, ou notre meilleure amie.
    Merci beaucoup pour ces conseils de qualité !

    • Merci Sophie!
      Oui cette période a été l’occasion pour beaucoup d’entre nous d’affronter cette distinction entre solitude et isolement, je suis heureuse d’avoir pu participer à ta réflexion à ce sujet!
      Et en effet, savoir se parler avec bienveillance est “l’arme fatale” à la fois du développement personnel et de la communication avec les autres… On ne prend pas les mouches avec du vinaigre, n’est-ce pas?

  3. Hello Laura !

    Très bel article et très belle écriture. Bravo.

    C’est un sujet qui concerne pas mal de gens qui n’osent pas en parler dans la majorité des cas. Je me sent très souvent seul, et même lorsque je suis au milieu d’une foule.

    Pour moi la solitude et bénéfique quand elle est contrôlée. Pouvoir se retrouver avec soi-même est primordial.

    Pour répondre à ta question, j’active la communication avec moi-même lorsque je vais courir avec de la musique. C’est à ce moment-là que je me vide et que je fais le point avec ma personne.

    Je te souhaites une excellente journée. 😎

    • Tout à fait Hedi! J’aime ce que j’appelle “la solitude productive”, où l’on est bien seul à seul. C’est l’un des moyens pour moi d’aimer retrouver ensuite les interactions avec les autres…

      Tu as raison, le sentiment de honte est souvent associé au constat de solitude. Sans doute parce que notre société hyperconnectée nous fait ressentir la solitude comme une situation hors-norme, comme si nous n’étions pas aimé lorsque nous sommes seuls… Alors que cela n’a rien à voir.

      Tout part de l’intérieur pour aller vers l’extérieur : nous aimons les autres – et sommes souvent aimés en retour par eux – lorsque nous nous aimons nous-mêmes suffisamment pour rester seuls (et en être heureux!)

  4. wow ! Sacré article, très complet et très intéressant, qui me fait me poser des questions. Merci beaucoup !
    Ma conversation intérieur ressemble à la tienne, la méditation 🙂
    Me focaliser sur ma respiration et essayer de faire le vide dans ma tête. C’est peut être un peu bête, mais j’aime mettre de boules-quies et entendre le battement de mon coeur. Je ne sais pas, c’est apaisant et intéressant d’écouter son corps fonctionner tout seul
    Merci encore pour cet article 🙂

    • Merci Guillaume pour ton retour! Ah, j’essaierai les boules-quies qui en effet amplifient le son des battements de cœur… En effet, les rythmes profonds comme celui-ci nous apaisent, tout comme l’écoute de notre respiration! Se rendre compte que, quoi que l’on fasse et sans y penser, notre corps continue (et heureusement!) de fonctionner tout seul a quelque chose d’extrêmement apaisant, de reposant…

  5. Je lis cet article alors que je suis encore en semi-isolement COVID-19, ici, en Irlande. Combien de temps je passe isolee? En ce moment, 90%, peut-etre trop a l’extreme, mais j’aime ma compagnie et ne sais pas ecrire le mot an-nui. 😉 Et j’avoue que l’isolement impose, s’il a peut-etre ete vecu par beaucoup comme une punition, a pour moi ete un veritable bonheur, me laissant encore plus le temps de voyager et de communiquer avec moi-meme, j’ai meme decouvert que j’aimais et pouvais dessiner ! Cela dit, ca commence a faire un peu longuet cet isolement force (je ne vais pas dire que j’ai fait le tour de mon nombril mondial mais presque) et votre article m’a remis un petit peu de baume au coeur et un petit coup de boost. Merci pour cet article hyper complet, reconforant et ses bonnes idees qui menent a la meditation. 🙂

    • Merci Aurélie pour votre partage d’expérience!
      Etre confinée dans un bel endroit tel que l’Irlande a déjà quelque chose de réconfortant, n’est-ce pas?
      Comme vous, j’ai vécu cette période comme un temps de re-centration extrêmement riche et de très créatif (je reste peu douée en dessin mais me suis mise au jardinage!). Comme n’importe quelle situation qui dure, l’isolement devient forcément pesant au bout d’un moment – pour les êtres de changement que nous sommes! Espérons que vous aurez rapidement l’occasion de prendre l’air … et de constater que cet isolement forcé mais vécu comme une expérience positive vous donne encore plus d’allant dans vos relations avec les autres!!

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